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Voici ce qui aide vraiment quand on traverse un deuil

Face au deuil, beaucoup de proches cherchent des mots pour consoler ou encourager à tourner la page. Pourtant, rappelle le philosophe Jean-Michel Longneaux, la première chose à dire à une personne endeuillée est peut-être beaucoup plus simple : reconnaître sa souffrance et lui laisser le droit d'exister.

Quand on demande aux personnes endeuillées ce qui les a vraiment aidées, les réponses surprennent souvent. Car ce ne sont finalement ni des solutions toutes faites ni des conseils pour surmonter le deuil qui comptent le plus, mais bien quelques éléments simples, explique notre expert.

1. Avoir le droit d'être malheureux

La première chose qui aide est souvent la plus simple : reconnaître que la douleur est normale. "La première chose à dire à quelqu'un qui est en deuil, c'est qu'il a le droit d'être malheureux." La phrase peut sembler évidente. Elle ne l'est pas tant que cela. "Le deuil n'est ni une faiblesse ni un échec. C'est une réaction humaine à une perte."

2. Pouvoir parler

Mettre des mots sur ce que l'on vit est essentiel. Raconter ce qui s'est passé, exprimer la colère, la tristesse ou la culpabilité permet peu à peu de donner une place à l'absence, dit-il.

3. Trouver des personnes ayant vécu la même chose

Pour certaines personnes, le soutien le plus précieux vient de ceux qui ont traversé une expérience similaire. "Voir quelqu'un qui a réussi à continuer à vivre peut donner de l'espoir."

4. Trouver du sens

"Certaines personnes trouvent du soutien dans la spiritualité ou la religion, d'autres dans l'engagement associatif, l'écriture ou la transmission de leur expérience."

5. Accepter que chacun avance à son rythme

Le deuil ne suit aucun calendrier. Certains auront besoin de temps, d'autres reprendront plus vite certaines activités. "Comparer les parcours peut créer des incompréhensions inutiles, parfois au sein même d'une même famille." Au fond, rappelle le philosophe Jean-Michel Longneaux, il n'existe pas de manière "correcte" de faire son deuil. La seule chose essentielle est peut-être d'accepter que cette traversée fasse désormais partie de l'histoire de la personne…

Caroline Beauvois, Journaliste - L'Avenir